Le 6 juillet 2005


Chers diocésains et diocésaines,

Je vous écris encore une fois au sujet du sacrement du mariage, ce don de Dieu que vous êtes nombreux à vous être offert l’un à l’autre et dont vous donnez l’exemple dans votre vie quotidienne. Comme le Christ à son Église, vous vous prodiguez soutien, amour et protection dans le cadre du sacrement de mariage.

Avant tout, je tiens à vous remercier pour les efforts que tant d’entre vous ont déployés, ces deux dernières années, pour appuyer et défendre le mariage par la prière, la célébration et la prise de position publique. Collectivement, nous avons agi avec conviction et dans la charité, poussés par le désir de préserver et de promouvoir le bien commun en protégeant le mariage et la famille.

En adoptant le projet de loi C-38, le gouvernement de notre pays a concocté de manière arbitraire une nouvelle conception du mariage. Il s’agit là d’une rupture injustifiable avec une tradition séculaire, qui dépouille de son caractère unique l’union matrimoniale entre un homme et une femme. La position de l’Église est claire. Le mariage est l’union entre une femme et un homme en vue de leur soutien mutuel et de la procréation. Il est la source de la famille et la pierre d’assise de la société. Vous pouvez être sûrs que l’Église ne fera pas de compromis sur la signification de cette institution unique qui est à la base de la civilisation depuis ses origines.

En tant qu’évêque, j’exhorte le clergé et les fidèles à défendre le vrai sens du mariage. Soutenez les gens mariés et ceux qui le seront bientôt. Priez pour la réussite des mariages, et célébrez de toutes les façons possibles ce qu’apporte le mariage à notre société par le biais de la famille. C’est désormais par notre témoignage, par nos paroles et notre façon d’agir, que nous devrons persuader notre gouvernement et nos tribunaux de ce que la voie qu’ils ont choisi d’emprunter mène à l’impasse. Nos efforts sont indispensables au bien commun.

Confions cette cause à l’intercession de Marie, mère de notre Seigneur, et de saint Joseph, patron du Canada et de la famille.

L’archevêque d’Ottawa,
+ Marcel Gervais