Notes pour la présentation de Mgr Marcel Gervais

Conférence de presse – Déclaration sur le mariage

9 novembre 2006

Le mariage est un état important dans la vie puisque c’est de lui que dépend l’avenir de la race humaine. Non seulement pour la procréation des enfants mais aussi pour la qualité de l’éducation que ces enfants recevront. Donner à l’Église et au monde des enfants qui ont appris à aimer, voilà ce que le mariage doit offrir.

Dieu nous a présenté un homme et une femme comme étant le modèle du don de soi dans l’amour qui unit deux êtres entre eux et pour toujours. Ces deux êtres ne feront plus qu’un avec la naissance d’un enfant. La stabilité et la fidélité sont d’une importance primordiale pour assurer le bien-être de l’enfant qui naîtra de leur amour. Ceci est le modèle du mariage que Dieu nous a donné et que le Christ Jésus a confirmé.

Maintenant, il nous est demandé, aujourd’hui, de nous convaincre et de convaincre nos enfants que ce mariage est interchangeable; il peut être une relation amoureuse entre deux hommes ou deux femmes. C’est tout d’abord une question d’expérience humaine universelle : un homme et une femme sont des parents potentiels, toujours identifiés par l’unique désignation qu’est le mariage. La relation intime entre deux personnes de même sexe n’est pas un mariage.

Qu’est-ce que je pense des efforts des personnes homosexuelles pour que soit reconnue leur relation amoureuse et stable? Au niveau de la société, je crois qu’il est préférable d’encourager les relations amoureuses et stables et non de les décourager.

Le cardinal Ouellet, lors de sa présentation au sénat le 13 juillet 2005 a bien dit que « personne ne conteste le fait que les personnes de même sexe puissent s’aimer réellement et désirer vivre ensemble. » Pour les hétérosexuels, le mariage est une façon de maintenir et encourager l’ordre dans la sexualité. Une certaine reconnaissance d’une relation amoureuse stable vaut mieux qu’aucune reconnaissance par la société.

Le catéchisme de l’Église nous enseigne cette attitude : « Il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle. » (# 2333).

En 48 ans de sacerdoce j’ai vu les souffrances, et même la haine et le fanatisme que doivent affronter ceux et celles qui ont une attirance envers une personne de même sexe.

L’Église exige que nous nous abstenions de toute forme de discrimination injuste à l’encontre des personnes d’orientation homosexuelle.

J’appuie entièrement cet enseignement. Mais appelons le mariage ce qu’il est : un mariage… et cette autre réalité, une autre appellation.

Nous lançons aujourd’hui un appel pour que le droit et les politiques publiques reconnaissent l’importance essentielle et unique du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme en vue de la sécurité, de l’éducation et du bien-être des enfants. L’intérêt de l’enfant doit avoir préséance sur le droit des adultes d’exercer leur liberté.