Le 18 septembre 2006



Chers fidèles dans le Christ,

Les circonstances actuelles m’incitent de nouveau à m’adresser à vous au sujet du mariage. C’est qu’il y aura sous peu un débat à la Chambre des Communes et que les députés auront à voter pour décider si, comme pays, nous devons réexaminer cette question et rétablir la définition traditionnelle, correcte, du mariage.

Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme qui entendent se soutenir l’un l’autre et concevoir des enfants qui pourront être élevés dans la sécurité d’une famille fondée sur la relation stable qui unit leurs parents pour la vie. Il dessine le cadre de l’Église domestique où les enfants apprennent d’abord à connaître Dieu et les grâces qu’il répand sur nous. Du mariage, par le biais de la famille, naissent l’amour, la charité et le fondement d’une vie citoyenne attachée au bien commun. Toutes les grandes civilisations tirent leur origine et leur force de la reconnaissance du rôle clé du mariage et de la famille.

En juin 2005, à l’opposé du bon sens et de l’expérience des siècles, le gouvernement canadien a changé la définition du mariage : il n’est plus l’union d’un homme et d’une femme mais celle de deux personnes. La procédure suivie pour en arriver là présentait plus d’une lacune, notamment le fait que ce ne sont pas tous nos élus qui ont pu voter selon leur conscience. Cette fois-ci, au moment où les députés auront à examiner une question aussi importante, il faudra que leur vote soit un vote libre.

Je vous invite donc à entrer en contact avec votre député(e) fédéral(e) pour lui demander de veiller à ce que ce vote soit bien libre et reflète la volonté de la population et pour le (la) presser de voter pour que la Chambre rouvre la question de la définition du mariage.


L’archevêque d’Ottawa,


+ Marcel Gervais