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Le 26 janvier 2005 Lettre aux fidèles de lArchidiocèse dOttawa : Définition du mariageChers amis, chères amies, Tout semble indiquer que le gouvernement fédéral s'apprête à déposer un projet de loi qui serait susceptible de modifier sensiblement la nature et la définition du mariage. Comme vous le savez sans doute, la Cour suprême du Canada a refusé de donner son opinion sur la constitutionnalité du mariage, à savoir l'union entre un homme et une femme à l'exclusion de toute autre personne. Dans leur réponse à l'opinion de la Cour suprême, les évêques catholiques de l'Ontario se sont dit déçus mais ont bien accueilli le fait que la cour reconnaisse que les groupes religieux ne seront pas forcés de célébrer ou d'appuyer des mariages qui vont à l'encontre de leurs convictions. Toutefois, des employés du gouvernement pourraient être appelés à présider des célébrations de mariage civil même si cela va à l'encontre de leurs convictions. La Cour suprême a laissé la décision finale au sujet de la définition du mariage entre les mains des membres du parlement. Il est donc important que chacun de nous, comme catholique et comme citoyen, s'assure que son député connaisse bien notre position sur cette question ; le mariage est l'union d'un homme et d'une femme. Ils doivent aussi comprendre que le parlement peut laisser la définition du mariage inchangée tout en respectant les besoins légitimes et les droits des personnes qui vivent d'autres relations interpersonnelles. Le terme «mariage» ne devrait s'appliquer qu'à l'union d'un homme et d'une femme. Quoique l'archidiocèse ait déjà présenté, en octobre 2003, une pétition de quelques 18 000 noms au parlement par l'entremise de l'ancien député M. Eugène Bellemare, je crois que, comme catholiques, nous nous devons de faire connaître notre opinion à nouveau. Afin d'arrêter un plan d'action pour notre archidiocèse, j'ai d'abord consulté mon Conseil épiscopal. J'ai ensuite convoqué des rencontres spéciales des Conseils diocésains de pastorale afin d'obtenir leur avis et leurs suggestions. Tous sont d'avis que la méthode que nous devrions privilégier consiste en un appel à vous tous afin que vous communiquiez avec le Premier ministre, votre député, les sénateurs et les chefs des autres partis politiques afin d'insister pour que, en vue du plus grand bien de la société, la définition actuelle du mariage soit maintenue. Il est tout aussi important que le vote au parlement soit un vote libre afin de permettre à chaque député de voter selon sa conscience. Nous avons aussi préparé une liste des noms et autres coordonnées des personnes à contacter au parlement. Nous vous demandons de prier l'Esprit Saint afin qu'il guide les délibérations et les consciences de nos élus alors qu'ils s'apprêtent à voter sur une question qui aura un impact sur la génération présente et celles à venir. Comme laïques, vous êtes les ministres et les bénéficiaires du mariage. Assurons-nous à présent de prendre les actions nécessaires afin que les lois de notre société reflètent ces réalités. Chaque voix compte. Chaque voix est nécessaire. Je vous remercie déjà d'entreprendre cette tâche importante et je confie le tout à notre Seigneur. Que Dieu vous bénisse ! L'archevêque d'Ottawa,
+ Marcel Gervais |