Deux économistes de lUniversité Harvard ont récemment mené une enquête dans 59 pays pour explorer le lien entre pratique religieuse et réalités économiques. Ils ont trouvé que les croyants bénéficient dune plus grande prospérité. Avez-vous une explication à proposer? De quels pays sagit-t-il? De quels croyants parle-t-on ici? Je nen sais rien mais je vous offre quand même une réponse. Dans les communautés orientées vers le royaume de Dieu, soucieuses de mettre en pratique lamour et le souci du prochain, les disciples devraient pouvoir apprécier le confort économique sur cette terre. Notre Seigneur prévoyait cette éventualité il nécartait pas lépreuve des persécutions (voir Marc 10 :30). Au plan individuel toutefois, les disciples peuvent senrichir en centrant leur regard sur largent plutôt que sur le royaume; ce qui implique doublier le souci du prochain. Notre Seigneur ne se prive pas dapostropher en ces termes ce type de pseudo disciple : « Il est plus facile à un chameau dentrer par un trou daiguille quà un riche dentrer dans le Royaume de Dieu » (Luc 18 : 25). Considérons les politiques sociales de nos divers niveaux de gouvernement au Canada. Au plan municipal, provincial et fédéral, on a incorporé dans ces politiques plusieurs aspects de lenseignement de la Loi et des Prophètes dIsraël ainsi que des préceptes de Jésus. Je souligne les principes identifiant notre société comme une communauté appelée à redistribuer sa richesse. Tenant compte de labondance de nos richesses naturelles au Canada, il suffisait dune bonne application des consignes évangéliques pour en arriver à éliminer chez nous les situations de pauvreté extrême. Il existe par contre nombre dendroits en Afrique, en Amérique latine, en Amérique du Sud, dans des parties de lAsie où on trouve encore beaucoup plus de croyants que chez nous. Dans ces régions, la majorité de la population fait lexpérience dune très grande pauvreté. Si certains pays bénéficient des ressources nécessaires pour assurer le bien-être de leur population, il saute aux yeux que la seule présence de « croyants » nest pas le principal facteur à souligner. Il faut compter sur « des croyants qui passent à laction ». Leur engagement fait évoluer les sociétés dans le sens de lenseignement de Jésus ce qui engendre une authentique prospérité. |