EXPERT RELIGIEUX

Notre archevêque, Mgr Marcel Gervais, s'exprime sur une variété de questions liées à la foi. Ces textes ont d'abord été publiés dans le Ottawa Citizen («Ask the religion experts» - une question pour les experts religieux). Ils ont été traduits par M.l'abbé Jacques Faucher.



Il arrive que l’on confie une dépouille mortelle à une faculté de médecine pour permettre l’étude de l’anatomie humaine. Votre groupe religieux a-t-il une opinion touchant cette pratique?

À ma connaissance, il n’existe pas de règles précises touchant la manière de disposer de notre corps après la mort. Nous devons en appeler au bon jugement de base centré sur le respect qu’il faut accorder au corps de toute personne décédée. On ne peut s’empêcher de souhaiter que ce cadavre confié à une faculté de médecine sera traité avec respect au moment où on procède à la dissection. Nous croyons que le corps est sacré, qu’il demeure un élément essentiel de la personne humaine. Peu importe son état éventuel après la mort, le corps humain est promis à la résurrection. Pour les justes, il s’agit d’une résurrection dans la gloire, au profit de cette personne bien identifiée qui a déjà vécu, est passée par la mort et accède à la vie nouvelle.