Quest-ce que votre religion affirme touchant la tension entre la réponse émotive du Cur et la Raison prudente? Offre-t-elle des indications sur la manière den arriver à une décision? LÉglise a favorisé le développement de livres entiers touchant la tension nécessaire entre nos sentiments et la raison. Par nature, nos sentiments sont toujours neutres, ni bons ni mauvais ils ne sont que des sentiments. Ils peuvent devenir bons ou mauvais selon la manière dont ils sont gérés. On peut comparer les sentiments à des chevaux, pleins de force mais dépourvus du sens de lorientation. Les chevaux ont besoin dun cavalier et dune bride pour les diriger. Quand les chevaux sont dirigés par un bon cavalier, ils peuvent accomplir des choses merveilleuses ce qui leur plaît par ailleurs. Ils peuvent développer une somme dénergie insoupçonnée et gagner ainsi des courses. On na quà penser à « Seabiscuit »! Les chevaux peuvent aussi apprendre à accomplir des mouvements compliqués. Il suffit sévoquer ici la Gendarmerie Royale du Canada et son fameux « Carrousel »! Apprendre à contrôler ses émotions commence à un très jeune âge. Rappelons que les enfants, en très bas âge, semploient à un exercice de vérification. Ils vérifient auprès de leurs parents ou de leurs aînés ce qui est acceptable et ce qui ne lest pas. On assiste dès lors à toutes sortes de colères, de gestes de révolte; ces manifestations font partie de lapprentissage de manière absolument indispensable. Lobjectif ne consiste pas à punir ou récompenser les enfants. Lobjectif consiste à les éduquer à une expérience qui les mènera à une plénitude de vie. Il faut laisser les enfants essayer différentes choses, expérimenter. Tout ceci demeure normal. Cest la raison qui vient discipliner les émotions; elle ne peut les supprimer. Il arrive que des sentiments comme la peur peuvent sauver des vies. Mais il arrive aussi quon laisse la peur dominer sa vie. « Le paresseux dit : « Il y a un lion dehors, en pleine rue » (Proverbes 2 :13). La bravoure consiste à dominer la peur, non pas à léliminer. On nomme tous ces sentiments des « appétits »; ils ressemblent à un appétit pour la nourriture. Il sagit pour nous de les contrôler, de les embrigader à notre service, non pas contre nous ou les autres. |